Pleurons Jeunesse dans Générations Vendues (2018 :10)[1] de Docteur Toulassi Boniface, PHD, MDiv
PLEURONS, JEUNESSE
(Rom 7 : 24 ; Ezé16 ; Job)
Tema, 25/26-01-98
« C’est une grossesse longue,
Un accouchement pauvre, douloureux et difficile ;
Maintenant, il faut sauver le bébé et le faire croître » (Augustin SAGNA)
Basse besogneuse jeunesse pleine de désespoir,
Désespérante et humiliée jeunesse, gauche de justice ;
Malheureuse audacieuse jeunesse,
Haute motionneuse jeunesse soif de justice et d’équité,
Active jeunesse hameçonnée de gains faciles
Qui nous sauvera ? Nous qui, de tout temps, nous interrogeons :
‘Pourquoi sommes-nous sortis du sein maternel ?
Pour voir la souffrance et la douleur
Et consumer nos jours dans la honte
Pendant que le chômage est fort grandissant
Et nous vivons dans les jetons et bas quartiers
Face aux aînés exploiteurs
Qui ont concentré les richesses
Dans les mains de quelques individus’
Qui nous sauvera ?
Qui nous sauvera de la triple captivité :
La chair, le monde et le diable ?
Qui peut vraiment nous en délivrer ?
Dromadaire à la course légère et vagabonde
Anesse sauvage, haletante dans l’ardeur de sa passion,
Le plan merveilleux de notre vie
Est d’être né dans une génération perverse, pécheresse
Abandonnée et sacrifiée sur l’autel d’une avarice sans nom.
Nous avons des parents mais pas d’éducation.
Nous avons des parents sans rangs
Sans bouche, sans poche…
Des parents qui ne sont là que pour une simple
Mais nécessaire représentation patronymique
C’est pourquoi nous avons de très belles filles
Mais pas de femmes vertueuses
Et avons de si beaux gars
Mais pas de maris responsables.
Ainsi nous lisons sur plusieurs casiers judiciaires
Célibataires avec treize enfants
Célibataires avec six maris
Et le plus jeune a sept femmes et dix-sept enfants
Encore que sur des banderoles des marcheurs
On peut lire : ‘Changer la maternité en paternité
Et cette dernière en vanité’.
Les gros bonnets et les gigolos nous ont utilisés ;
Nous avons joui de leur aisance…
Mais nous achetons toujours des crédits à crédit
et le malheur se pointe à l’horizon avec fracas
Pour couronner notre zèle de dédain et de mépris ;
Puisqu’ils nous disent, à haute voix, encore
Que mentir est bon pour réussir !
Alors que mentir est bien mourir
Et nos mensonges disent mieux de nous que nos vérités ;
Qui a tué Goliath ? un jeune
Qui a développé l’Egypte ? un jeune
Qui interprétait les rêves ? les jeunes
Qui a annulé la loi de la femme de mon patron ? un jeune
Qui jouait de la harpe à Saül, un président devenu fou ? un jeune
Qui a porté le péché du monde ? un jeune
Qui les ont applaudis ? c’est nous
Qui les ont défendus lors des raids militaires ? c’est nous
Qui leur ont dit au revoir ? c’est encore nous
Mais ils en parlent si peu, très peu
Nous trompant que pour devenir fort et puissant
Il faut boire son propre sang.
Condamnant ce qu’ils appellent : l’action Juvénile
Toujours nous disent-ils que la solution c’est ‘Nakrope’[2] obligatoire,
Avoir des pourboires et de déboires
Et boire le pouvoir la meilleure façon de croire.
Mais Pharaon est toujours assis dans la vallée de honte
La vallée de nudité, et notre quartier est puni
La vallée de pression israélite, et notre famille est ciblée
La vallée de statu quo politique, et notre région est visée
La vallée de la terrible érosion économique…
A côté de l’excellent Monument d’Absalom.
Ils insistaient que pratiquer l’IVG[3] et le nudisme
Est la meilleure façon de montrer qu’on est civilisé
Mais oublient-ils de dire que l’avortement est un enterrement ;
Obé[4], si nous ne voulons plus vivre dans la servitude
Et sortir les deux mains sur la tête en broussaille
Parce que le pays est sous les eaux
Sous les balles ! Et les dalles de dettes…
Il nous faut nous laver avec du nitre et de la potasse,
Nous écorcher comme un cochon gratté…
Pourtant nous avons notre honte pour couche
et le mensonge pour couverture ;
Nous ne pouvons pas nous laisser piétiner
car nous avons la majorité et l’énergie ;
nous ne pouvons pas nous laisser intimider
car nous avons nos frères dans leur rang ;
nous ne pouvons pas nous laisser tricher
Parce que l’avenir nous appartient
et ILS NOUS RENDRONT COMPTE
QUAND ILS N’AURONT PLUS DE FORCE
OU SERONT DANS LEUR TOMBE.
Galimandjabo[5] a la bouche plus douce que la crème
Mais la guerre est dans son cœur
Ses paroles sont plus onctueuses que l’huile
Mais ce sont des épées nues
Et nous demande expressément et sans condition
De badigeonner certaines parties de notre corps…
Voilà que nous sommes peinturés
Et bien dépigmentés à la panthère sans solution
Pendant que les prévisions politiques
N’annoncent que ruines sur ruines
Et nous nous essoufflions en foule
Brillants d’embonpoint avec l’enfer en jachère
Parce que remplie de fraudes
Nous sommes brillants d’embonpoint avec un peuple miséreux
Nous sommes brillants d’embonpoint avec des otages en liberté
Nous sommes brillants d’embonpoint avec des métayers politiques !
Le comble, la Secte Fan diabolos nous oblige
Manu faminuli à amener le premier de chaque année
Et ce de façon obligatoire, Treize squelettes
A une heure neuf minutes six secondes et sept centimes
Et le sixième mois du retour de Moïse
La secte nous a volé vingt crânes et 1998 tibias.
Donc, nous nous ne devons pas nous laisser voler
Car nous en savons quelque chose ;
Nous ne pouvons plus nous laisser manipuler
Parce que ce qui importe n’est pas aujourd’hui
Mais l’AVENIR, Un avenir radieux dans un monde en détresse.
On nous a dit que néanmoins est désormais changé en « Nés en moins ».
Galimandjabo
Un homme aux dents de lion
Un homme qui a les mâchoires d’une lionne
Devant lui, il y a un fling sifflant
Et derrière lui, une armée à flamme brûlante
A le voir, on dirait un lion enragé
A l’entendre, on dirait un bruit de char
Devant lui, le soleil se change en ténèbres
Et la lune en sang.
C’est ainsi qu’il nous a envoyé danser au cimetière sacré
Exigeant que nous chantions à haute et incongrue voix[6]
Ni envoyer dans sa bourse des milliers ;
La longévité du pouvoir vient de l’injustice au mensonge
Appuyée de mitrailleurs et une fourmilière de tirailleurs
Et sa sécurité, la traque des radicaux radicalistes,
Les diseurs de vérité ou un lavage de cerveau systématique » ;
Il a précisé que les hommes comme ça
Sont toujours et resteront toujours comme ça
En nous donnant des Tétramicine Intramilicienne
Dont la publicité est relayée par
Les médias aux programmes diffus qui fuient la réalité
Sont devenues le lait maternel immoral de mensonge
Dont nous nous abreuvons copieusement
Selon la dose éducationnelle laxiste prescrite
Qui nous a souillé la pensée et obscurci la raison !
C’est pour cela qu’ils nous disaient que la prostitution
Et la corruption ne sont pas passibles de peines.
De facto, elles sont devenues
Une concoction de fraudes et de viols
Une lotion pour enjoliver des économies fadasses
Une potion dite administrative pour gérer la crise générale illimitée ;
Une ration quotidienne prescrite à la dose putaine
Officiellement officieuse ;
Une oraison religieuse qui acquitte sans trouver la vérité
Qui acquitte par sa situation atténuante, la même de tous les temps
« Tout homme est pécheur »
et oublie d’ajouter que « le salaire du péché, c’est la mort ;
Et qu’il est réservé aux hommes de mourir une fois
Après quoi vient le jugement ».
La corruption et la prostitution administrative professionnelle
Sont devenues une fonction libérale
Secrètement légalisée par la hiérarchie. Laquelle ?
Tu poses trop de question !
Elles sont devenues une fonction
Alors que Jésus me dit que la dévotion
Est la consécration à la sanctification ;
Ils disent que le monde est rapidité, forcing et morphing
le succès, l’usage effréné de la force des armes
et la qualité du mensonge.
A-t-il une qualité ? C’est toujours toi!
Quant à la position, c’est la confiscation des pouvoirs de l’Etat
et ils ne chantent jamais les louanges de la jeunesse
Ils, Oui, ceux-là de l’autre côté vert
qui mangent et se lavent les mains de champagnes !
et qui manquent du courage pour dire
‘Vos ancêtres ont développé l’Egypte.’’
Oui, ceux-là .De l’autre côté vert
Toujours vert même si l’harmattan euroïque
De la nouvelle année est chaud et sec.
Ils, Ne les connais-tu pas ?
Regarde là, à ta gauche. Là-bas
Dans les Balkans où tout est militarisé
Dans les Balkans où tout est bouclé et truqué
Là-bas, où on ne parle que le langage de la Guerre
De quelle G. encore ? La civile !
Dans les Balkans,
Où toute voiture qui passe est blindée
Et lourdement chargée d’armes de destruction massive
Avec des rafales sur le point de …
Pourtant interdite par la toute puissante ONU (hihihihihih)
Là-bas où, à chaque passage du bombardier
Hommes, femmes, fourmis et mouches
Se glacent à la température militaire de l’escorte
Jeunesse, qu’allons-nous faire ?
Nous cacher à leur passage ?
Organiser des milices fortement armées
Pour de contre-attaques sanglantes et sauvages ?
Vendre aux enchères nos parents, partis et religions ?
Changer de nationalité ? N’est-ce pas lâche !
Assiéger militairement l’Assyrie par la Syrie ?
Tout en gardant à l’esprit qu’à chaque arme une cible
Qu’allons-nous exactement faire ?
En attendant ta réponse,
Retiens au moins que nous avons le devoir
De proclamer haut et fort que notre frère JESUS
Le plus jeune des jeunes
A porté les péchés du monde en effervescence
Malgré le stakhanovisme politique
Que pratiquent durement les Galimandjabois.
Ils ont dit qu’ils mettent devant nous
La guerre ou le silence !
Le pire ou le pis
La malédiction ou la pendaison
Et nous ont vivement sommés de choisir le silence
Pour que Goliath ne vienne nous écraser
Pour qu’il n’y ait pas une armada de gaz lacrymogènes
Pour que Goliath ne vienne réduire l’Israël en cendres !
Heureusement que c’est la cendre des morts
Qui créa la patrie !
Tu n’as pas oublié qu’à la lecture des derniers sondages
Beaucoup disent ne pas s’intéresser aux el…
C’est pourquoi nous voyons tout le microcosme politique national
S’agiter comme un hanneton dans un bocal
Alors que le marigot punitif médiatique se remplit
De larmes de crocodiles.
Ainsi, au lieu du dialogue
Il y a un monologue rangé
Et un koundroulogue[7]silencieux
Ainsi, au lieu du dialogue
Il y a un forum de silence et /ou de violence.
C’est pourquoi au lieu d’être galant
Nous sommes devenus aglan[8]
David a dit heureux l’homme qui ne marche,
Qui ne marche selon le conseil des méchants !
Qui n’est pas en compagnie des chiens…
Mais nous embrassons des chiens galeux même des cochons,
Dormons avec des lions blasphémateurs,
Pour avoir été activistes jusque dans la mort ;
Nous nous attroupons aux profanateurs de la dignité humaine
Pour déchirer lamentablement la vie sociale déjà aux abois ;
Mais la secte nous a demandé d’aller à GOG et à MAGOG,
Elle nous a forcé à aller couper la tête aux démons.
Des démons ? nous interrogeons-nous
« Exécution avant réclamation », nous martèle-t-elle
Mais où sont –ils, ces fameux démons ? Ooohhhhhhooooo !
Où sont-ils ? Va leur poser la question si tu es garçon
Où sont vraiment ces démons ?
N’est-ce pas eux-mêmes les démons
Attention, je porte atteinte à leur dignité.
Où sont vraiment ces démons
Vous aussi, où êtes-vous ?
Peut-être dans la forêt sacrée désacralisée
Mais sanctifiée à coups de bottes et de flings,
Répond une voie qui s’éteint dans une prison cloutée.
Mais où sont –ils, ces fameux démons ?
dans la rivière maudite et souillée !
Sur le boulevard souvent envahi de fourmis ?
Personne ne peut l’affirmer.
Dans la forêt classée ou déclassée ? Auto-classée puis auto-cassée[9]
Ou mieux, encore, les zones interdites… ?
Galimandjabo a dit : « allez crier à tue—tête
Devant le Gbogbodjrolo[10] gorgé de cadavres innocents
Rougi du sang des enfants innocents ;
Il nous envoie dire à notre ancêtre qu’il ne vaut rien
Que c’est l’étranger qui nous a amené la liberté ;
Il nous envoie et nous le voyons et entendons sur les Médias
Dire à nos mères qui nous ont porté pendant neuf mois
Sans salaires, sans liberté d’expression et d’action
Qu’elles ont souffert pour souffrir !
alors qu’il nous fait attendre sous un soleil d’aplomb
Sur un terrain glissant fait au plomb,
Pour nous menacer le feu à la bouche…
Mais le grand contenaire occidental tarde d’accoster
Et le baladeur diplomatique ne franchit toujours pas le Rubicon…
Nous avons piloté Z[11] ou Zem[12] jusqu’à pousser des cheveux blancs
Alors que nous avons La Licence, la Maîtrise
Et plus encore dans une Ecole toujours en état de siège
Conséquence des grèves qui ont pris des allures vertigineuses
Parce que manipulées, disent-ils ;
Et surtout savons- nous lire des motions
plus encore savons- nous marcher
et nous avons bien marché
Marché dans nos vestes achetées à la place habituelle
Jusqu’à avoir nos bottes avachies
Mais la grande- mère très applaudie, vénérée, révérée
Est nulle, plus nulle toujours plus nulle.
Marchez fusil-dessus fusil-dessous, nous a dit Galimandjabo
Il nous a dit de marcher grenades -dessous gourdins- dessus
Alors qu’il y a une défense rigoureuse de port d’arme
Sauf pour ceux qui savent zigouiller les c…;
Ils ont chéri les bombes artisanales dans nos trousseaux
Nous avons été conseillés de marcher, des cailloux dans la poche
Alors que les rues sont pavées de sables de mer
et surtout de grosses flaques d’eau
pendant que les avenues sont devenues des rivières.
Mais le gouvernement de Salut Public est armé
Jusqu’aux dents …Car la salaudie humaine dit :
‘Qui veut la paix, prépare la guerre’ !
O, pourquoi devons –nous faire la réconciliation ?
Et les pourparlers fusils -dans -la -main.
O, Pourquoi devons-nous faire l’intégration ?
Avec l’exclusion sur écran géant ;
Ainsi mourons-nous froidement de désespoir.
Il nous a demandé, avec des chars d’assaut aux aguets :
A quel stade commence la discrimination ?
Lorsque les plaisirs des dirigeants passent avant les besoins fondamentaux des dirigés, avions-nous violemment rétorqué avant d’exiger que nous voulions la voir disparaître puisque nous assistons à des droits inégaux pour des gens inégaux
car, pourquoi les Assistants Techniques sont devenus des Assassins techniques…
et on nous faisait croire qu’il y a des hommes dont le seul bâillement suffisait à créer le développement chez les autres… et on nous a amenés à compromettre notre peuple pendant cinquante et plus. (T Sankara, 1987)[13]
Malheureuse audacieuse jeunesse
Qui maudit son père et ne bénit pas sa mère
Jeunesse dont les yeux sont hautains et les paupières élevées
Qui te délivrera de la triple captivité ?
Famille, école et la rue.
Oui, de la rue avec son Sida,
De la rue avec son mode de nudisme,
De la rue avec sa horde de verbalisme,
De la rue avec des jeunes armés
Contre des marches vraiment pacifiques
De la rue avec les pavés sautés
De la rue devenue tranchées
De la rue avec son tremplin de psittacisme…
Et sa cohorte de slogans dénudés de sens
Disons des litanies incitatives
De la rue qui a vu tomber les freedomfighters
De la rue qui a été témoin des colonnes de bastonnade
Et des pilonnes de chars et d’habits verts
De la rue avec des pneus enflammés
De la rue avec des pavés sautés
De la rue avec des lacrymo pleuvant
De la rue avec un symbole de GESTAPO[14]
De la rue avec des patrouilles musclées même en plein jour
De la rue avec des sexes tellement protégés
Qui se voient même aux yeux fermés
Vraiment ! ! !
Nous sommes allés à l’école sans trouver du boulot
Et ceux qui en ont trouvé vont à vau-l’eau
Et hennissent comme des chevaux épuisés.
Aussi, nous dit-on que si nous pensons
Que l’éducation est chère, d’essayer l’ignorance.
C’est alors que pour nos demandes d’embauches,
nos concours de recrutement
même avec les pièces bien légalisées
nous commande-t-on d’y glisser quelque chose :
Un caillou ou la politique du canapé selon le sexe
Une deuxième demande sans laquelle le vent emporterait les demandes !
sans laquelle le dossier serait perdu ou déclaré ‘demanda non grata’!
Sans laquelle tu es déclaré échouer avant le concours !
Sans laquelle on te dit : Revient demain, revient hier
Revient le lendemain et le surlendemain
Revient le lendemain du surlendemain
Revient l’année prochaine jusqu’à ce que
Revient devient le revient de sur revient
Au point que dans tous les bureaux ladite coutume fait loi.
Très chers jeunes, maintenant que le silence est érigé en loi
et la sécurité en criminalité
Qui peut vraiment nous protéger ?
Galimandjbo répond : personne pour le moment.
Nous taire ? est-ce la solution.
Ne pas parler, est-ce la liberté à la Grecque ?
On nous a demandé d’ajouter l’ivresse à la soif
Sinon, nous amènera-t-on toutes les plaies de l’Egypte ;
Sinon, l’étranger qui est au milieu de nous
S’élèvera toujours plus au-dessus
Et nous, nous descendrons toujours plus bas,
Il sera la tête de tout et nous
Nous serons la queue d’un animal qui n’existe pas
D’un animal qu’on ne voit pas.
Heureusement qu’« à brebis tondue, Dieu mesure le vent. »
Nos écoles, services et ateliers sont devenus
des foyers d’incubation et de propagation du VIH/SIDA
« Les adolescents d’aujourd’hui ne lisent guère
et peut-être ne savent plus lire. »
mais je les vois armés de ‘Nous Deux’, ‘SAS’
‘Exécuteur’, des Romans pornographiques…
ce qui nous fait faire la différence entre
un lecteur et un liseur. Comptez-moi les immigrés clandestins !
Toutefois, nos demandes sont en jachère,
Nos potentialités s’évaporent,
Pendant que notre langage quotidien tourne autour de :
Kamikaze, attentat-suicide, rébellion, agression, casse
Coups d’état, putschs, assaillants ,Tête-à-tête, marche de soutien, motion,
Dialogue inter-intra national , Passeport, Travel check, visa,
Emigrés clandestins, les Sans-papiers
Amour, sexualité, déception, homosexualité, lesbianisme
Cyclone, inondations, criquet pèlerin…
Ainsi, a-t-on décrété un état de calamités et de catastrophes naturelles
Sans qu’on voit le couloir humanitaire pour lequel le HCR a envoyé des fonds
C’est pourquoi nous sommes devenus des souffre-douleurs
Et notre zèle prend naturellement des armes. Quelle solution !
On nous cite Ramallah, Fallujah, Katah, antifadah….
Mais le joug n’est toujours pas brisé
Pendant qu’un Oscarship de rap militaire est orchestré
A ceux qui chantent Afghanistan, Kazakhastan
Turkmenistan, Ouzbékistan, Azerbaïdjan
Iran, Pakistan, Tajikistan
Nous avons été utilisés comme verrous protecteurs
aux démons ravisseurs gouverneurs…
Mais toujours nos échines ont été brisées
et nos précieuses et vitales têtes fracassées.
Galimandjabo nous a dit de prendre la relève
D’un patriarcat agonisant
Et nous répondons ne pas soutenir
Un agonisant patriarcat pendant que nous assistons
A une biologisation et à la sexualisation du genre.
Il nous parle de la petite différence qui crée le grand différend
En nous demandant de penser le féminin au féminin
Car, nos mamans, sœurs et filles
Sont appelées soit maîtresses de maison
Soit Ange du foyer
Ou Femmes de la classe de loisir
Soit femme de salon
Soit femme de lit.
Galimandjabo dit que les chimpanzés, les gorilles
et les gros singes sont nos cousins
dont le plus intelligent nous disait que
Goma,
Coma,
Rwanda,
Ouganda
A la fin des rimes qui se suivent
Ne sont pas des rimes plates
Et que ‘casser, Fracasser, Concasser, Ecraser,
Ne sont pas des verbes du premier groupe,
Car leur participe passé donne, selon lui
« Cassi,
fracassi
concassi et,
écrassi »
Hahaha ! Quelle conjugaison ? demande-moi.
Si telle est la conjugaison,
Quel est le sort réservé à la grammaire ?
Massacre absolu et sans retenue de la langue de Molière
Molière, pitié à toi.
Je comprends alors pourquoi toutes les antennes
sont en Fréquence de Modulation
Pour ne pas dire chacun dans sa langue.
Il nous exige de nous laisser exposer comme une bête de foire
A l’image de la Venus Hottentote[15]…
Mais la nappe de poussière de nos rues nous rend invisibles.
Nos bénédictions ont été lâchement noyées,
Et politiquement avalées ; répète cette phrase !
Les innombrables promesses grosses comme l’éléphant
Sont devenues chétives comme le gringalet lézard du désert
grosses comme une brindille
lourdes comme un milligramme de coton.
Jeunesse, qu’allons-nous exactement faire ?
Nous avons envoyé nos David vers les Goliath
Ils sont revenus blessés, écorchés et ont pris la clé des champs
Malgré le soutien des radios et messages de haine.
On nous apprend que chez l’homme ‘L’essentiel est l’essentiel’
Alors que chez la femme ‘C’est l’accidentel qui est l’essentiel’
Et on ajoute que partout où il y a quelque chose à attribuer
Il y a aussi toujours quelque chose à distribuer
Mais les jeunes constatent avec amertume cuisant
Que l’accidentel fait le patron
Raison de plus qu’à la mort de chaque frère
Ils arrachent nos maisons et les héritages
Nous envoûtent et nous empoisonnent…
Sont-ils vraiment les bibliothèques d’Hamadou ?
Aï[16]
Obé, soyez Mapoukistes
en nous conseillant d’être Marcoussistes
Mais la Linarisité rend le tosse difficile à lancer.
Et on ajoute que la vie de la femme
Est devenue de plus en plus privatisée
Puisqu’on parle de la sexualisation de la famille
de la désexualisation de la famille
De la médicalisation des perversions sexuelles
D’un siècle obsédé par la sexualité
Et nous concluons que c’est un jeu à somme nulle !
Mais d’aucuns disent que l’oppression de l’autre sexe
Est le moteur du statu quo social
Mais « la guerre (civile) se transporte
Comme n’importe quel malade devant n’importe quelle maman
Acceptant n’importe quel remède
Même ceux qui relèvent de la pure illusion »
Que faire? messieurs les jeunes
Pleurer ou nous lamenter ? Crier ?
Créer des partis politiques évangéliques ?
Des contre-partis motionnâtes ?
Jeunesse, c’est à toi que je pose la question
On nous a montré que pour devenir grand
Il suffit de se faire recruter et lancer UNE REBELLION
Et nous nous posons la question : « d’où viennent ces armes ? »
Malgré la forte musculature sécuritaire à nos frontières.
On nous dit et nous lisons sur de belles grosses voitures
Que «le tabac nuit gravement à la santé»
Mais le tabac demeure le hamac
Qui transporte nos corps vers des embouchures épidémiologiques.
Mais on nous a dit de dire et nous avons dit
Manu mamoniaque que
Seul le tabac permet de chauffer le corps
Sans oublier d’ajouter la poudre blanche
Et toujours le dur ; au même moment
On nous demande de privatiser nos urines
On nous a dit de privatiser nos cheveux
On nous a dit de privatiser notre sang
Alors que nous n’avons nulle part de privatorium
Au contraire, avons-nous partout de funérarium
Jeunesse, qu’allons-nous faire ?
Quel galeux bouc-émissaire attaquer ?
Quels dodus éléphants allons-nous décorner ?
Et quel poulet de sacrifice allons-nous déchirer ?
O, nous sommes bien désespérés !
O, nous sommes bien partis pour le désespoir !
Quand on demande LES NOUVELLES DU PAYS !
C’est toujours : la pestaviaire politique
La convoitise d’Absalom a atteint son paroxysme
Il fait traîtreusement assassiner Amnon
Et de la paix, il est devenu roi de guerre
Mais sa longue et magnifique chevelure
A été avalée par les térébinthes.
Les autres rites disent : « Jeter à la poubelle certaines pratiques »
Lesquelles ? Tu les connais mieux que moi. (Rires)
Une femme fait en moyenne six kilomètres pour aller chercher de l’eau
Tandis que nos familles de naissance et nos familles d’alliance
Risquent d’être tuées sans raison ;
On parle des dangers de l’excision et sa conspiration du silence.
Aussi, les dépotoirs défrayent et défient la chronique
Les enfants laissés-pour-compte s’y promènent
A la recherche de leur pain quotidien,
A la recherche de charbon à revendre
Ou des objets de fer ou de plastiques jetés :
Leurs produits d’exportation.
Au même moment dans l’Emission «la Gloire des RA » entendu ‘Routes africaines’,
On annonce que les routes observent toujours
A la saison des pluies, des mots de grève sauvage
Car elles se jettent à la figure
D’abondantes quantités d’eau de ruissellement
Alors que les délégués communaux et préfectoraux
Toujours vestonnés et festonnés à la Meka
Nous forcent à faire pousse-pousse sur les boulevards à eau….
Conséquemment, le cauchemar des marres dont on en a marre
fait qu’il n’y a plus de beaux gars parmi les gars
et les débrouillards son devenus des braillards
Avec des brassards sans tiare ;
Les écologistes dénoncent la lèpre de notre temps : la pollution
Par laquelle les hommes ont assassiné les eaux.
Les sources d’eau vive qui chantaient la vie
sont devenues des égouts pestilentiels
et les torrents des poubelles avec des décennies d’immondices :
Quelle belle industrie polluante d’insouciance et d’inconscience !
Nous avons des dépotoirs dans nos assiettes
Marcher le long de…nous donne envie
de vomir pendant des kilomètres
Aussi, l’odeur est tellement parfumée
Qu’il est impossible de dormir les fenêtres ouvertes !
Toujours les nouvelles du pays annoncent :
Il y a une menace de répression sanglante des… ;
Une mère et ses sept enfants sont morts à cause d’un court-circuit ;
Le Pré carré a fait place à la précarité ;
A la prison de Guantanamo Bay, le droit a cédé au devoir
Alors qu’à Abu Ghraib, le monde semble changer de cap
Le viol est devenu un exploit et Le dénigrement un spectacle…
La suite des informations dit : Qu’il y a une terrible épidémie de « la maladie de tuer- tuer »
Toujours nous informe-t-on que certains se sont faits rois
Mais la cérémonie d’intronisation n’a jamais eu lieu.
D’autres par contre sont rois mais n’ont ni royaume ni trône.
Les Infos précisent que les femmes font vivre et
rendent ivres les sectes et leurs pasteurs ;
L’objectivité et la subjectivité se font cadeau des mitrailleurs
Mais le bruit abasourdissant des gourdins et pierres
Inquiètent toute la sous-région qui constate que
La brousse et le sol ont avalé nos railways
Même si les belles villas des bidonvilles ont été nettoyées …
La tête de Jean Baptiste a été servie lors du gala organisé par Hérode ;
Trois à quatre attentats par semaines et trente huit arrestations arbitraires ;
L’exploitation de nos mines dans le Kivu et à Bukavu ;
Plusieurs tables rondes sans contes ni comptes ;
Et les participants même en veste s’asseyent sous les arbres.
Ainsi pour garder son poste,
il faut que deux membres de sa famille meurent …
On ajoute que pour vivre en toute sécurité
Il y a des choses qu’il ne faut pas dire
Et faut-il vivre dans le quartier résidentiel verrouillé
Encore appelé Zone de terreur
Couloir de la Mort ; L’axe du mal
Ou sens triplement interdit auquel fait penser ‘Neb Nedal’[17]
On annonce que le nouveau chef a été assassiné
Et des attentats à la voiture piégée sont fréquents…
On ajoute qu’il y a du feu partout et ce ne sont pas
nos petits coups d’arrosoirs qui les arrêteront…
même si les habitants de Dobadi
Demandent que la Communauté Internationale soit jugée.
Toujours et toujours précisent-ils que
Le camp est devenu un cimetière ;
Les missions de la paix Payent
Et les missions de maintien de paix
Sont transformées en mission de maintien de guerre…
Toujours et encore apprend- on que :
Hérode chercha le petit enfant à le faire périr,
Pharaon a refusé de laisser les Israélites partir,
Pilate a peur de dire la vérité,
Amnon a couché sa demi-sœur,
Absalom a tué l’autre fils du Président David
Et a levé la guerre contre son père, car
Son père avait pris la femme de son officier
et l’avait fait tuer, savamment pensait-il ;
Les filles de Lot sont devenues enceintes de leur père
Saül a refusé de faire passation de service à David
Oint par Samuel malgré les menaces de Saül
Qui se faisait dieu de la terre !
Ce qui n’a pas empêché Dieu de faire de David le roi.
Mais les maisons de Dieu sont devenues des spectacles
Où le paganisme et le modernisme sont de faux-convertis !
Où l’homme est le représentant du Fils de Dieu,
Où des hérésies furent utilisées pour terrifier
des foules crédules et superstitieuses !
Où reposent les corps charcutés et déchiquetés à la machette !
Où on réclamait pouvoir « créer Dieu,
le Créateur de tout ce qui existe ».
Quand on demande les nouvelles du Pays c’est surtout :
Les émondoirs et arrosoirs sont devenus des défensoirs ;
les pouvoirs sont devenus des reposoirs
et les abreuvoirs des abrutissoirs…
Les machines à sous tiennent la vedette ;
Les citoyens se sentent moins homme qu’un morceau de bois !
Aaron promet grande bénédiction avec le veau d’or
à condition que les femmes soient en tenue d’Adam et Eve
Nous rions sans rires.
On informe toujours que les voitures et motos
Portaient désormais deux plaques minéralogiques :
Personnelle le matin et taxi le soir
Sur des routes toujours goudronnées de sable
Et l’on se demande pourquoi les richesses minérales
Sont suffisamment isolées et sont devenues des richesses libérales
Militairement achalandées par des séries d’écrits pessimistes…
Et des discours embêtants, révoltants et incitatifs
Jeunes ! Oui, Jeunesse ! !
Jeunesse ! Qu’allons-nous vraiment faire?
Quel galeux bouc émissaire attaquer ?
Quels dodus éléphants allons-nous décorner ?
Et quel poulet de sacrifice allons-nous déchirer ?
O, nous sommes bien désespérés !
Nous sentons de la peine même si nous ne sentons de la haine
O, nous sommes bien déçus
Déception qui nous fait penser aux flings
Jeunes ! Puisions-nous Convertir
Cette énergie amère en amour de Dieu
Pour ne pas laisser se briser le pot de l’espérance.
Car, les cheveux rasés de Samson ont repoussé avec force et agressivité.
C’était tard, diraient-ils, Mais cela valait mieux que jamais.
Vous ne pouvez rien changer, confirment-ils
Mais l’iceberg sera bientôt fondu.
Je sais qu’on nous a dit que l’abondance
Viendra de la vallée de l’ombre de la mort ;
Obé, allez prophétiser sur des squelettes
Mais nos prières n’ont pas été exaucées par le TDP.[18]
Maséé[19], jouez au loto crapaud, loto poteau et loto gâteau
Mais nous voyageons toujours
dans des situations lugubres et incongrues.
Maséé, le taux des lots est élevé.
Obé, de zéro on peut devenir un héro
Mais nous demeurons des héros Zéro sans un Euro
Pour faire face aux exigences de notre citoyenneté de Clandestins…
Maséé, voter ou ne pas voter c’est toujours voter
Puisque sans voter on retrouve votre bulletin de vote
Voté et signé à votre signature
Puisque choisir de ne pas choisir, est toujours choisir.
Aussi, le manipulateur a été manipulé par sa manipulation
Et l’animal mangé par un animal se trouve dans le ventre d’un autre animal
Et les faits déplorés sont, au même moment, implorés et explorés
C’est ainsi qu’apprenons-nous de la grande vallée de Dura[20]
Que l’exclusion doit faire place à l’intégration !
Mais la très haute idole de Neboukadnetsar[21]
Est sans aucun doute une marque d’exclusion.
Le communiqué précise que « le droit de citoyenneté est conditionné
Par le parler d’une seule langue ».
C’est ainsi que nos langues maternelles sont devenues
Nos bêtes noires d’intégration sociale.
Jeunes, je sais que tu es plus que survolté
Mais, convertissons cette énergie amère
En amour de Dieu et nous verrons !
On a dit dans le journal que l’arabisation
Est la meilleure stratégie de la nouvelle décolonisation
Et la ‘Débenladenisation[22]’ la nouvelle forme de la démocratisation
Mais les Kamikazes et [les Kobo Maram
se font toujours sauter dans nos cases et églises
dont le trophée constitue des villages brûlés, ensanglantés et chantés][23];
Les journalistes n’oublient pas de dire que
Même si les attentats et les putschs et les barbaries
sont seulement condamnés sans qu’on cherche à dire
Les vrais motifs et mobiles,
Plusieurs comités, à plusieurs reprises, ont été formés
Pour identifier, rechercher et appréhender
Et punir conformément à la loi (jamais en vigueur)
Les auteurs de ces actes de vandalisme et de violence,
Seulement, les Cagoules politiques de ces derniers
Rendent floue leur identité bien connue.
Sachant qu’il y a une différence
entre un chasseur et un tueur d’animal
Taisons-nous en Jésus, chers jeunes !
C’est vrai que nous sommes dépassés
C’est vrai qu’on ne meurt qu’une seule fois
Mais il y a aussi la seconde mort.
Crois-moi, s’il te plaît
Ce n’est pas l’opium du peuple !
C’est vrai que nous rencontrons les ténèbres
Au milieu du jour et tâtonnons
En plein midi comme un aveugle
Mais, Il y a de l’espoir.
Jeunes, Confions-nous aux promesses de Dieu
Elles sont oui et amen même si l’on ne le croit
Elles sont vraies même si, comme Job
Nos soupirs sont notre nourriture
Et ce que nous craignons est ce qui nous arrive.
Même si nous espérons en vain la mort
Car le plan de Dieu pour nous n’est pas la mort.
C’est vrai que nous nous disons
La vie ne vaut plus la peine d’être vécue
Mais celui qui nous a créés dit : « Vis dans ton sang. »
C’est vrai que sur le site www.gourdingues.wa.com on lit
« la lutte armée des gourdins et des machettes
Est appelée Gourdinmatches » et souffre d’un virus D
Alors que sur le site www. tiade.el.org / palma
Qui n’arrivait toujours pas à placer son système
Antivirus M
On lit : « Le fling assomme plus vite que la Kartam.
Impérialisme électorale
Complicité d’évasion et de répression.
Les palmes dorées ont vécu des brasiers »
Et au laboratoire des silim on pouvait lire :
Koundroudrome + Machetom = Kpatchantom
C’est vrai que tout gémit sur Dobadi
Sur Dobadi tout gémit, mais prions !
Galimandjabo a dit qu’on n’est pas spectateur de sa vie
Mais nous avons assisté sans mots dire
Le grand spectacle de l’humiliation de notre vie.
On nous a dit que ceux qui ont tué à la machette
Mouront d’une autre mort
Mais nous ne sommes pas satisfaits
Vous savez qu’à notre naissance
Nos nombrils n’ont pas été coupés
C’est vrai qu’à notre naissance
Personne ne nous a lavés dans l’eau pour nous purifier ;
C’est vrai qu’à notre naissance
Personne ne nous a frottés avec du sel
C’est pourquoi nous sentons moralement ;
C’est vrai qu’à notre naissance
Nous avons été enveloppés dans une lutte politique
A-politiquement politique
Mais celui qui nous a créés a un plan pour nous ;
C’est vrai qu’à notre naissance
Personne n’a eu sur nous un regard favorable
On battait nos mères et emprisonnait nos pères !
Prions seulement, jeunesse
Quoi de plus ? Je ne peux plus parler.
Quoi de plus ? Je ne peux plus parler
Secouons son trône de grâce par des rallyes de prières
Appuyées de syndromes de fidélité et d’obéissance
Et nous verrons.
C’est vrai qu’au comble du désespoir
Nous avons été nus, entièrement nus
Et baignions dans du sang
Mais celui qui nous a créés déclare : « Vis dans ton sang. »
Prions seulement, jeunesse ! Quoi de plus ?
C’est vrai que nous nous disons
Pourquoi espérer quand nous n’avons plus de force
C’est vrai que nous nous demandons
Pourquoi attendre quand la fin est certaine
C’est vrai que nous nous interrogeons
Notre force est-elle de pierre ? Et notre corps du fer ?
Sache que le salut n’est pas loin de toi.
Prions seulement, jeunesse et nous verrons
Oui, nous verrons !
Que veux-tu que je te dise encore ?
Que veux-tu que je te dise de plus ?
C’est vrai qu’on ne peut manger
Ce qui est fade et sans sel.
C’est vrai que tu dis avec tristesse :
‘Pourquoi ne suis-je pas mort dans le ventre de ma mère ?
Pourquoi n’ai-je pas expiré au sortir de ses entrailles… ?’
Quelque chose est-il impossible à Dieu ?
C’est vrai que les prisons sont devenues des frissons
Et les poubelles des cagoules ;
C’est vrai que tu te demandes
Pourquoi Dieu se tient-il éloigné ?
Pourquoi se cache-t-il au temps de détresse ?
Et que le méchant dit avec arrogance :
« Il ne punit pas, Il n’y a point de Dieu ».
C’est vrai qu’il dit en son cœur :
« Dieu oublie !
Il cache sa face, il ne regarde jamais »!
Mais, retiens que le malheureux n’est point oublié.
Calme-toi et prions seulement
Car, je ne peux plus parler
seul Jésus délivre de la vraie colonisation de l’injustice.
C’est vrai que tu diras que les évidences
Et les apparences sont trompeuses
Mais retiens que le Feu de l’Esprit Scientifique
N’est pas suivi du goût de la bonne gouvernance.
Mais prions
A qui ? me demanderas- tu
A Dieu par Jésus, te répondrai-je
Ne voit-il pas nos souffrances ? Bien sûr !
Il est où ? Je te répondrai plus tard !
Car, on parle de Maison Blanche
On parle de Maison Rouge
De Maison Verte
Mais les maisons de Bélial semblent dicter leurs lois.
C’est vrai qu’à la maison, notre benjamin demandait
‘Pourquoi notre cour n’est pas comme la Belle Amérique
Et Papa répond : ‘Parce que l’Afrique est l’Afrique
Et l’Amérique ce qu’elle est’
C’est pourquoi nous avons le difficile privilège
De prêter nos corps à des sévices, des coups et blessures
C’est pourquoi nous avons le difficile privilège
De nous faire arrêter moins que des poulets
C’est pourquoi nous avons le difficile privilège
De ne représenter que le un centième des
Des six milliards de voix qui du monde parlent
C’est pourquoi nous avons le difficile privilège
De savoir que la route des hommes
Croisent celle des ancêtres qui s’opposaient
A ceux qui tordaient le cou à la vérité
Mais prions.
Fatigué de prier mais c’est notre seule arme
C’est vrai que la confusion dans la notion d’Etat
et de propriété nous a été corrigée :
« Est à nous ce qui est à l’Etat » pensions-nous
Mais désormais « est à nous ce qui est à nous. »
Raison de plus que l’état de notre état est un état de non-état
Qui laissé dans cet état fertilisera de coups d’état
Et on assistera à des sous-états, d’autres états dans l’état.
Aussi quand la santé devient une marchandise,
Chronique d’une mort non ordinaire !
Priez encore et toujours, jeunesse.
Car, Plutôt mourir que mentir doit être le leitmotiv
D’une jeunesse qui se veut consciente et positive.
Prions ! Encore et toujours prions, jeunesse.
Jeunes calmez-vous et priez toujours
Je sais que la cause aggravante de nos oppressions
Et la raison des représailles bien organisées
Est que nos mains sont rongées par le sel et le fer
Sans oublier la politigrité avec laquelle
On nous fait creuser notre propre tombe :
Une à nous tous : ce sont des charniers
Je sais que pour avoir demandé notre main-d’œuvre d’aide-maçon
Nous avons été foutus tout droit et sans recours
Dans la prison des prisons. C’est pourquoi
quand on nous convoque pour une réunion extraordinaire
Nous faisons nos funérailles avant d’y aller….
Priez encore et toujours, jeunesse
Car, Plutôt mourir que mentir doit être le leitmotiv
D’une jeunesse qui se veut consciente et positive.
Prions ! Encore et toujours prions, jeunesse.
[1] Amazon.com: Générations Vendues: Naître Pour Souffrir? (French Edition) eBook : Toulassi, Boniface: Books
[2] Danse mythique de passage à la classe d’âge adulte dans une région de Dͻbadi (Lit de malades), un pays imaginaire, victime d’un génocide politique non dénoncé par les hautes instances internationales.
[3] Interruption Volontaire de Grossesse.
[4] Expression Ewé (langue parlée au sud du Togo) synonyme de « les on dit, il semble, dit-on, il est dit, on (a) dit que…)
[5] Un chef milicien de Dobadi plus redoutable que les chefs rebelles et son commandement est loin de celui de tout chef d’état-major. Ses partisans sont les Galimandjabois qui exécutent avec minutie ses ordres quels qu’ils soient.
[6] Le célèbre cantique de notre joli malheur :« La richesse ne vient pas d’un travail honnête, mais de la politique. On ne peut être dirigeant sans adorer au cimetière, le pouvoir ».
[7] Dialogue aux koundrous (gourdins).
[8] Crabes : expression pour dire tout va cahin-caha.
[9] ‘Puis auto-cassée’ est ajouté en 2026 par l’auteur.
[10] Une lagune réputée mystique de Dobadi, désacralisée par des Bottes militaires sur ordre de Galimandjabo.
[11] Moto taxi
[12] Zem est ajouté par l’auteur en 2026.
[13] Thomas Sankara, Discours Sur La Dette [Sommet OUA, Addis Abéba], 29 Juillet 1987.
[14] Geheime Staatpolizei ‘Police Secrète d’Etat’, souvenir du carnage hitlérien
[15] Type de femme fortement stéatopyge : qui a de grosses fesses
[16] Expression Kotokoli pour dire ‘non.’ Kotokoli, langue parlée au Togo basée essentiellement à Sokodé.
[17] Un Chef terroriste de grande référence
[18] Tribunal Pénal de Dieu ou la Cour de cassation du Tout Puissant Dieu
[19] Expression Kabyé (langue parlée au Nord du Togo) pour dire : je dis, il est dit que…
[20] Lieu en Babylone où Nebuchadnezzar ou Neboukadnetsar a fait ériger une statue ; peut-être Tell Der à 27 km au Sud-Ouest de Bagdad.
[21] Nebuchadnezzar (Neb, Nebu), Roi de Babylone (605-562) avant Jésus Christ.
[22] Tout l’arsenal et gymnastique politico-économique mis en place pour traquer Ben Laden
[23] Un qjout de l’auteur en 2026.
